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Résumé Pourquoi la perte de votre animal est un vrai deuil et comment le traverser
Sommaire
« J’ai perdu mon chat », « mon chien est mort je n'arrive pas à m'en remettre »,"comment est-ce que je vais pouvoir faire le deuil de mon animal ?", ces phrases émaillent malheureusement toute vie de propriétaire d’un animal familier
Vous venez de perdre votre animal et vous vous dites probablement : « mon chien/chat est mort, que dois-je faire maintenant ? »
Dans cet article, je vais vous aider à mieux comprendre le deuil de votre animal, à l’accueillir et ultimement à vous en libérer ou du moins vous donner des pistes pour y arriver.
La perte d’un animal familier est un deuil à part entière que la société a encore tendance à minimiser. Vous avez peut-être déjà eu droit à un « ce n’est qu’un animal », généralement prononcé par quelqu’un qui n’en a jamais eu et n’a pas la moindre idée de la place qu’un animal prend dans la vie d’une personne.
En revanche, vous, vous savez bien que c’est faux, que cela ne correspond en rien à ce que vous ressentez car ce chat, ce chien (ou autre animal) était un membre à part entière de votre famille et parfois même cela vous affecte plus qu’un membre de la famille qui n’était pas vraiment proche ou pas tellement dans votre coeur - on ne va pas se mentir - et la tristesse que vous ressentez est elle, tout à fait réelle.
Vous rentrez du travail et vous vous attendez à ce que votre chien vous accueille et vous fasse la fête ou que votre chat vienne se frotter à vos jambes mais au lieu de cela, vous vous retrouvez dans un appartement désespérément vide avec un silence pesant pour tout compagnon.
Ou bien, votre regard se pose sur la gamelle que vous n’avez toujours pas rangée comme si vous espériez son retour,
Ou encore, c’est le collier resté sur le meuble d’entrée, ou encore le réflexe automatique d’appeler votre animal que vous réfrénez à la dernière seconde.
Vous avez probablement rencontré une de ces situations…
Si vous lisez ces lignes, vous vous demandez peut-être si vous avez le droit d'avoir aussi mal. La réponse est oui quels que soient les avis contraires que vous auriez pu rencontrer
Les personnes qui n’ont pas d’animaux ont généralement du mal à comprendre le lien qui peut vous lier à votre animal parce qu’ils ont du mal à imaginer l’aspect inconditionnel de l’amour qui vous liaient à lui.
Vous n’aviez pas forcément de conflits majeurs avec lui, vous n’aviez pas de non-dits, de jugements comme on peut en avoir avec les êtres humains. Il vous acceptait tel que vous êtes, intégralement, avec vos défauts et vos qualités et mise à part quelques êtres spirituellement très évolués, on rencontre rarement cette qualité dans notre quotidien…
Il y a aussi ces situations plus complexes où les frais vétérinaires ont représenté un gouffre financier, des années de vacances contraintes et où le départ de l’animal constitue une forme de soulagement à la fin.
Ce qui me fait dire qu’il y des zones grises où l’on peut ressentir un mix d’émotions qui se télescopent et ne sont pas faciles à identifier sans un regard extérieur et c’est là qu’un accompagnement (comme celui que je propose) en tant que thérapeute émotionnel et énergéticien prend tout son sens
Ce qui caractérisait ce lien, c’était aussi le fait que c’était un compagnon de tous les jours, physiquement présent, qui demandait câlins, jouait avec vous, montrait sa joie, signifiait le plaisir de vous voir ou revoir et cette absence est maintenant tout à fait palpable. Le toucher quotidien vous manque, le poids de l’animal sur vos genoux, les horaires réguliers (la gamelle de 7h, la balade de 18h), les jeux, les petites manies , les rituels — le corps garde la mémoire de toutes ces habitudes qu’il continue à entendre automatiquement. C'est ce qui explique les "réflexes fantômes" évoqués plus haut.
Je me souviens d’avoir travaillé avec une cliente qui avait eu un lien particulièrement profond avec son chat et qui avait été agréablement surprise de la rapidité avec laquelle elle avait pu sortir du chagrin et du manque en trois séances, et qu’à la suite de cet accompagnement elle pouvait penser à son chat de manière apaisée, sans que l’émotion ne monte.
Mise en garde : je me permets de préciser que c’était le nombre de séances dont elle avait eu besoin, ce qui ne veut pas nécessairement dire que ce sera le cas d’une autre personne.
Ce dont peu de gens se rendent compte également, c’est que nos animaux familiers sont présents pas seulement dans les bons moments, mais aussi durant ceux qui sont les plus durs, les deuils, les ruptures, les échecs, les conflits. Ils nous accompagnent sans nous juger et représentent un soutien précieux, souvent plus efficace que le soutien de notre entourage qui peut s’avérer maladroit ou déplacé, ou le simple reflet des peurs de celui-ci.
Les animaux perçoivent parfaitement notre tristesse, nos émotions négatives et sont souvent disposés à nous consoler à leur manière, à nous témoigner leur affection durant ces phases difficiles, sans nous encombrer de « bons conseils » généralement inutiles, culpabilisants ou contre-productifs.
Dans ces circonstances, il est fréquent d’entendre des propos du genre :
Tu vas en reprendre un autre ?
Avec l’idée que le remplaçant ou remplaçante va combler ce deuil
Ou encore :
au moins ce n'est pas une personne, ce qui dénote la méconnaissance profonde du lien que l’on peut avoir avec un animal familier qui est vu comme un membre à part entière de la famille.
ou bien :
ça fait déjà trois semaines... sous entendu : « tu devrais avoir déjà fait ton deuil ».
Ces comportements, qui partent d’un bon sentiment au départ, ne sont pas un signe de méchanceté mais dénotent plutôt un malaise social face à une perte pour laquelle la société n’a pas de codes…
Et puis vous avez aussi ces situations quand votre animal fait partie de la famille des NAC : pour ceux-là la compréhension de l’entourage peut-être encore moindre parce qu’on ne leur reconnait pas la proximité que peuvent avoir chiens et chats.
Kenneth J. Doka, spécialiste américain du deuil, en parle dès 1989, dans son ouvrage disenfranchised grief, recognizing hidden sorrow - soit Le deuil privé de reconnaissance : reconnaître la peine cachée : il s’agit d’un deuil qui n’est ni ouvertement reconnu, ni validé par la société, ni soutenu publiquement. Il survient lorsque la société minimise la perte, ne reconnaît pas la relation ou nie le « droit » de la personne en deuil à faire son deuil — par exemple, après le décès d’un ex-partenaire, d’un animal de compagnie ou d’une personne avec laquelle elle entretenait une relation stigmatisée ou non reconnue. Je constate que le deuil animalier est généralement plus difficile à traverser qu’un deuil « classique », justement du fait de cette absence de reconnaissance.
Une autre raison de la difficulté à faire le deuil d’un animal, c’est souvent aussi dû au fait qu’un des éléments importants du deuil est généralement manquant car c’est bien souvent un deuil sans rituel, sans congé, sans faire-part et sans cérémonie et parfois sans corps or justement le rituel est ce qui autorise l’émotion à s’exprimer. Ce qui a pour conséquence que l’émotion est ravalée, contenue, mise sous cloche et ne disparaît pas, elle reste bloquée.
Vous pleurez dans la voiture avant d'entrer au bureau, ou bien vous n’osez pas demander une journée de congés, vous dites "ça va" à votre mère parce que vous ne voulez pas qu’elle ne se fasse du souci, ainsi vous pensez verrouillez l’émotion pour garder la face.
Et puis il y a parfois cette phrase qu'on n'ose dire à personne : « j’ai pleuré plus que pour mon grand-père » où l’on culpabilise parce que socialement, cela semble moins socialement acceptable de pleureur son chien ou chat plus que son grand-père.
La honte peut prendre deux aspects différents selon les situations. Vous pouvez avoir un sentiment plus proche de la culpabilité.
- j’ai mal agi
- je n’aurais pas du autoriser l’euthanasie ou pas aussi vite)et celui où vous vous trouvez excessive dans votre deuil (ou on a pu vous le faire comprendre), ce qui constitue un verrou différent.
Je sais à quel point l’euthanasie peut être douloureuse pour l’avoir vécue à plusieurs reprises de mon côté et en ayant aidé ma compagne à se libérer des émotions ressenties suite à l’euthanasie.
Cependant, il est vrai que lorsque la tristesse peut s'exprimer et se traverser, le deuil peut suivre un processus plus naturel ; mais quand la honte est présente, elle, empêche la tristesse de s'exprimer. C'est un verrou posé sur une émotion avec le risque qu’elle s’exprime à travers le corps, notamment par le biais de la maladie - c’est le fameux aspect psychosomatique.
C’est un vrai cercle vicieux, on n’est pas reconnu, ni entendu, et donc on évite d’en parler (de peur d’être jugé ou critiqué) on réprime l’émotion et elle nous mine.
Une émotion qui n’a pu s’exprimer, ne se libère pas, elle s’installe…
On pense généralement aux effets que le deuil a sur l’esprit, le mental mais plus rarement à la traduction corporelle qu’il peut provoquer.
Les effets fréquemment observés sont :
- des troubles du sommeil
- gorge nouée avec une sensation de boule à la gorge
- fatigue
- oppression thoracique…
- perte d’appétit
- brouillard mental
...pour n’en citer que quelques uns.
En fait, ces traductions en sensations corporelles résultent la plupart du temps d’émotions qui sont restées « piégées » en quelque sorte parce qu’elles n’ont pu être exprimées.
Ce qui se passe quand l’émotion n’a pu trouver une sortie, un chemin par les larmes, la parole (qui ne suffit pas toujours si cela reste juste intellectuel) ou l’écriture, elle a tendance à se manifester dans le corps ou par un comportement.
Si vous voulez, le corps ici, agit comme un voyant du tableau de bord qui vous s’allumerait pour vous alerter : stop, il a y ici un problème, il faut y faire quelque chose pour que je retrouve mon équilibre, qu’on appelle aussi homéostasie.

Vous vous reconnaîtrez peut-être dans l’une de ces situations :
La décision de l’euthanasie n’est pas un acte anodin et on ne sait pas toujours si c’était la bonne décision (ou du moins au bon moment)
- « Ai-je décidé trop tôt ? Trop tard ? » · « Il m'a regardé et j'ai tenu la laisse. »
Il arrive qu’on se dise : « Peut-être aurait-on on pu le sauver ? »
Il y a là un paradoxe particulièrement cruel : c'est le dernier acte d'amour, et c'est celui qui hante potentiellement le plus. Autre cas - pesant - où (quelle que soit la raison) on a laissé l'animal partir seul chez le vétérinaire et il n’y a pu avoir un dernier au revoir.
On retrouve rigoureusement les mêmes éléments que dans le cas d’un deuil humain,
Ici, on est dans une phase du deuil qui s’appelle le marchandage : si en faisant ceci, on aurait pu éviter ou modifier le cours des évènements…
On décrit souvent ce marchandage comme une des étapes du deuil ; dans les faits, ce n'est pas une case qu'on traverse une fois, c'est un mouvement qui revient par vagues et qui n’a rien de linéaire.
Si j’avais détecté la maladie plus tôt… si j’avais pu éviter l’accident… si j’avais pensé à bien fermer la fenêtre, sont des phrases parmi d’autres que vous vous avez pu vous dire.
Avec le recul, on se rend bien compte que, la plupart du temps, ça n’aurait pas changé le cours des choses et qu’on a fait tout bonnement ce qu’on a pu.
Dans ce cas-là, c’est un peu différent, il y a sidération, l’événement était complètement inattendu, on n’a pas eu le temps de se « préparer » ni de dire au revoir.
Cela provoque un choc traumatique - ce qui ne veut pas dire que ça ne se cumule pas avec le chagrin mais il est de nature différente.
Vous avez ces images qui reviennent en boucle, vous êtes prise de sursauts, vous constatez que vous avez tendance à l’hypervigilance, avec un sentiment d'irréalité.
Le traumatisme se traite différemment de la tristesse, qui elle peut être traversée mais surtout il doit être traité en premier et nécessite d’être désactivé, ce qui n’est pas forcément envisageable seul(e).
Pour un animal en fin de vie, le cas est différent si le diagnostic a été posé antérieurement : le deuil a d’une certaine manière déjà commencé, avec la culpabilité et la difficulté de « pleurer quelqu'un qui est encore là ». Mais il reste encore les plus inattendus que sont les deuils « invisibles »
On constate souvent l’épuisement du soignant avec les nuits blanches passées au chevet de l’animal, les médicaments administrés, les sols qu’il a fallu nettoyer, la culpabilité d'espérer que ça s'arrête, le soulagement au moment du décès — vécu comme une trahison alors qu'il est normal.
Pourquoi les appelle-t-on ainsi ? Tout simplement parce qu’ils ne prennent pas la forme habituelle du deuil.
Vous héritez de l’animal d’un de vos proches décédé que vous ne voulez pas
abandonner mais en même temps, il vous rappelle immanquablement la personne disparue.
Ou bien vous vous trouvez dans une situation de séparation forcée (déménagement, placement en EHPAD, avec un abandon contraint) — c’est un deuil sans mort.
Il y a aussi les cas où votre animal a disparu et n’a jamais été retrouvé : c’est un deuil sans fin, puisqu’il n’y a pas de corps, pas de date qui pourrait exprimer la clôture — c'est peut-être le cas le plus cruel car l’animal est absent.
Pauline Boss, sociologue et thérapeute familiale, appelle deuil ambigu ce type de souffrance liée à une absence sans certitude de mort. Dans le cas du deuil sans corps, l’absence de dépouille, de funérailles et de date de décès empêche toute clôture : les proches restent suspendus entre espoir et renoncement. Cette incertitude peut provoquer une détresse durable, des symptômes traumatiques et des conflits familiaux. La thérapie vise moins à « tourner la page » qu’à apprendre à vivre avec cette ambiguïté.
Dans certaines familles, le deuil invisible tient à ce que l’animal a dû être confié à d’autres faute de moyens ou suite à l'arrivée d'un bébé.
Et puis, on observe aussi les cas d’euthanasie pour raisons comportementales qui sont particulièrement pénibles parce qu’on peut garder des traces de sentiment d’échec en plus de la culpabilité.
Si le cas se présente en famille, plusieurs membres sont concernés par l’événement et ne le vivent pas tous de la même façon. Par exemple, les enfants peuvent être plus sensibles à la mort de l’animal, et c’est aussi parfois la première fois qu’ils expérimentent le deuil, la mort; ici le rôle des parents est déterminant en tant que soutien.
Certains expressions sont à éviter telles que « il s’est endormi » ou est parti (en vacances) car elles peuvent susciter des peurs du sommeil ou de l’abandon; ce peut-être judicieux de l’associer à un rituel de deuil dans une version plus légère que ce que l’on réserve aux adultes.
Certaines personnes en deuil ont tendance à croire que se libérer des émotions bloquées - en général il n’y en a pas qu’une - liées à ce deuil vont faire oublier l’animal. Rien n’est plus faux. Vous pourrez toujours vous souvenir de votre animal familier après un accompagnement émotionnel, la différence, c’est que vous serez libéré(e) de la charge émotionnelle
Parfois des gens qui se veulent bienveillants parlent de « tourner la page »; je trouve que c’est une expression maladroite car elle pourrait laisser entendre qu’on doit oublier l’animal.
En fait, on cherche à passer d’une présence douloureuse à une présence apaisée où l’on a fait la paix avec soi-même, l’entourage, avec le deuil et éventuellement l’animal.
Il faut distinguer entre la tristesse qui se traverse et fait place à la paix et de l’autre coté la douleur qui se fige.
Si au bout de longs mois, voire années, cela dure, on sait qu’on est dans ce registre mais il n’y a pas de raison de culpabiliser, c’est simplement le signe qu’on aurait besoin de se faire aider, comme on peut le faire avec la méthode de régulation émotionnelle que j’utilise personnellement en séance.

Tout d’abord, je vais aborder ce qu’il est préférable de ne pas faire, à savoir minimiser, dire que cela va passer, dire de penser à autre chose, ou de se concentrer sur une activité, etc… même le « je te comprends » si on ne l’a pas vécu directement, est à éviter.
La meilleure posture est l’écoute attentive, la compassion et le soutien sans jugement ni bons conseils - de toute façon la personne sous le coup de ses émotions, n’est pas en état d’entendre le discours de la raison -
et montrer à la personne qu’on est là pour elle quand elle a besoin, c’est de loin ce qu’il y de plus efficace.
Lorsque l’on constate que ça dure depuis longtemps, que ça pèse, il est peut-être temps de demander de l’aide. Je vous rassure, les praticiens eux, aussi, vont demander de l’aide extérieure lorsqu’ils remarquent qu’ils butent, que ça bloque, même avec leurs outils, parce qu’un regard extérieur, neutre bienveillant, compétent permet de résoudre ce que l’on ne peut faire soi-même de son côté.
Le deuil animalier est rarement bloqué par le manque d'informations. Il est bloqué par une charge : culpabilité, choc, honte, colère contre le vétérinaire, contre soi, contre ceux qui ont nié l’importance de ce deuil.
Il faut bien voir qu’en général, ce deuil n’est pas isolé; il est plus que fréquent qu’on en a rencontré d’autres, plus ou moins résolus, qui viennent s’empiler par couches.
Parmi ces couches, il y a des choses qui nous appartiennent et d’autres moins… Si des deuils traumatisants sont présents dans vos lignes familiales, il est plus que probable que vous en souffriez d’une manière ou d’une autre, généralement inconsciente mais qui peuvent parfois bloquer la résolution de ce dernier deuil rencontré avec votre animal. Il est aussi possible que vous portiez des traces de vos vies antérieures si certains éléments se rattachent à celui que vous venez de vivre et bien sûr tout cela forme une espèce de pelote de laine dont on ne voit pas clairement le bout (quand on est concerné).
C’est là que je peux intervenir avec différents outils qui utilisent la parole (méthode de régulation émotionnelle) pour aller ensuite détecter ce qui vous appartient, ce qui vient de l’extérieur et ensuite le libérer; il est parfois nécessaire de passer par des outils sans paroles (le Reconnective Healing©, dite aussi la Reconnexion) qui peut être très utile pour les gens qui sont excessivement dans le mental mais c’est mon rôle de praticien de déceler quel outil conviendra plus à votre problématique.
Il commence par un entretien préalable de 15-20mn gratuit et sans engagement au cours duquel, je détermine avec vous si ce que je vous propose vous convient et l’on commence à fixer un premier rendez-vous qui va permettre d’aller au coeur du sujet et d’apercevoir le chemin qu’il reste à parcourir. En général entre 1 et 5 séances suffisent, tout cela dépend du travail sur vous-même que vous avez déjà entrepris ou non et de la complexité du sujet.
Bien souvent, ce travail permet de mettre à jour des sujets qui nous empoisonnent et qui étaient masqués par ce deuil et dont vous pourriez avoir envie de vous libérer également…
Cet accompagnement vous aidera à alléger la culpabilité liée à l'euthanasie · retrouver le sommeil · pouvoir regarder une photo de votre animal sans vous effondrer · dénouer les deuils anciens réactivés · et vous permet de vous sentir légitime dans votre peine.
La question des tarifs est abordée dans cette rubrique puisque mes tarifs sont dégressifs en fonction des packs de séances.
Le grand oublié dans cette histoire (lorsqu’il y un deuxième animal) est l’animal survivant qui lui aussi va éprouver un sentiment de manque, de solitude et de tristesse qu’on a parfois tendance à négliger parce que soi-même on est sous le coup de la tristesse.
Mais ne perdons pas de vue que s’il y a d’autres animaux dans la maison, eux aussi sont affectés et peuvent en souffrir particulièrement, notamment dans le cas où ils étaient deux et se tenaient compagnie et l’un vient à disparaître.
Certains signes peuvent vous alerter :
- l’animal survivant est cherche l’autre dans la maison
- l’animal survivant attend à la porte (plutôt pour un chien)
- l’animal survivant dort sur l’emplacement de l’autre (plutôt pour un chat)
- il vocalise
- il est prostré
- il a une perte d'appétit
- il a une régression de propreté
- il développe une agressivité nouvelle ou au contraire il montre un hyper-attachement.
N’oubliez pas non plus qu’il perçoit vos émotions et que celles-ci peuvent l’affecter; c’est aussi une des raisons pour lesquelles je préconise toujours de commencer par le gardien - terme que je préfère à celui de maître - avant de travailler sur l’animal survivant, lorsque l’on est dans ce cas de figure. Je propose également cet accompagnement (à distance suite à un long entretien au sujet de l’animal survivant) en tant qu’énergéticien animalier.
Important : tout changement de comportement ou d'appétit chez un animal doit d'abord faire l'objet d'une consultation vétérinaire pour écarter une cause médicale. Votre accompagnement émotionnel est complémentaire… et le sien aussi.
Voici quelques pistes qui peuvent vous aider, choisissez celle ou celles qui vous parlent le plus, elles n’en seront que plus efficaces.
Vous pouvez :
1. Créer un rituel, puisque la société n'en propose pas : une lettre, une bougie, un endroit du jardin, une boîte à souvenirs, disperser les cendres à un endroit qui a du sens.
2. Écrire à votre animal — particulièrement puissant sur la culpabilité de l'euthanasie.
3. Ne pas ranger trop vite — mais ne pas figer la maison non plus. Le rythme vous appartient.
4. Choisir à qui vous en parlez : cherchez les personnes qui valident, qui sont des vrais soutiens, pas celles qui relativisent.
5. Réhabiliter le corps : marche, respiration, sortir. Le deuil se traverse aussi physiquement.

1. Combien de temps dure le deuil d'un animal ?
Il varie en fonction des individus mais l’on peut dire que si la douleur ne s'assouplit pas du tout avec le temps, qu’elle empêche de travailler ou de dormir durablement, ou qu’elle oblige à éviter des lieux ou des sujets, et qu’on ne peut plus évoquer l'animal sans s'effondrer, il y a probablement une charge émotionnelle trop lourde à porter qui nécessiterait un accompagnement.
2. Est-ce normal de souffrir autant pour un animal ?
Oui, c’est normal, c’est l’équivalent de la perte d’une personne très proche de votre famille. Si cette souffrance dure au delà d’un certain délai (voir réponse précédente), il y a probablement un sujet qui mérite d’être traité en accompagnement (parce que c’est très probablement lié à d’autres deuils non résolus)
3. Quand se faire accompagner ?
Quand vous prenez conscience que cela dure trop longtemps ou que vous sentez que vous n’arrivez pas à le résoudre seul(e), c’est sans doute le bon moment. Choisissez un praticien qui a l’expérience du sujet (ça semble une évidence mais le rappel n’est pas inutile)
4. Comment gérer la culpabilité après une euthanasie ?
Généralement, elle vient avec le temps et le recul. Cependant, la simple prise de conscience qu’on a fait tout ce qu’on a pu ne suffit pas toujours, et là aussi, c’est le signe qu’un accompagnement est judicieux
5. Comment expliquer la mort d'un animal à un enfant ?
Utilisez des mots simples à sa portée, pas de philosophie. On peut aussi éventuellement l’associer à un rituel.
Il est préférable de lui dire la vérité quitte à la répéter 10 fois plutôt que de dire des phrases dommageables telles que « il s’est endormi » ou « il est parti »
L’aider à se sentir libre d’être triste ou pas. Parfois, cela vient plus tard, une fois la phase de choc passée.
6. Faut-il reprendre un animal après un décès ?
Il n’y a pas de réponse toute faite et bien entendu, il n’y a pas de raison de se l’interdire dans l’absolu. Néanmoins, si c’est pour remplacer au plus vite celui qui est parti, il est préférable d’attendre que ce sentiment disparaisse, ce serait un lourd fardeau à porter pour le nouvel animal.
7. Que faire du corps de mon animal mort ?
Plusieurs solutions : inhumation dans votre propriété dans le respect du règlement sanitaire départemental (se renseigner auprès de la mairie), faire appel à un vétérinaire pour faire incinérer le cadavre dans un crématorium animalier ou contacter directement un crématorium animalier. Sources : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F33426
Ceci concerne les chats, chiens, furets, pour les autre animaux voir les règles spécifiques
Si vous ou un membre de votre famille éprouvez le besoin d’un accompagnement, je vous propose un diagnostic (non médical) gratuit et sans engagement de 15-20mn qui permet d’évaluer si un accompagnement serait approprié - et si c’est un animal qui a perdu son compagnon, je peux également intervenir. Enfin, la question que l’on me pose régulièrement : le nombre de séances varie : deux personnes n'ont ni la même histoire, ni la même façon d'y réagir. On l'estime ensemble lors de l'entretien préalable
N’hésitez pas à consulter la page de témoignages pour vous faire une idée des résultats rencontrés
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